6 startups tricolores qui œuvrent pour la mobilité douce

Le 08/05/2026
7 min

Pour beaucoup de Français, il reste encore à supprimer des obstacles pour passer le cap de la mobilité douce. Que ce soit pour se rendre au travail ou le week-end pour une utilisation loisirs, le vélo continue de séduire, même si les ventes de vélos neufs sont en baisse depuis trois ans (le marché français est en recul de 8,4 % en 2025), selon l’Union des Entreprises Sport et Cycle (UESC). Pour encourager la mobilité douce, les entreprises planchent sur des infrastructures dédiées, des nouvelles technologies, des solutions écoresponsables, des vélos plus adaptés aux pratiques de chacun… Parmi ces initiatives, voici six startups françaises qui agissent en faveur du vélo.  

Eclair, la promesse du e-bike made in France 

Basée à Levallois-Perret dans les Hauts-de-Seine, Cycle Revolution conçoit le vélo électrique de la marque Eclair. La promesse ? Proposer un e-bike simple d’utilisation, écoresponsable et made in France. Son design est élégant et sa mécanique simple, en particulier grâce à sa transmission mono-vitesse à courroie. Cette dernière est pilotée par une IA embarquée qui adopte le rythme de pédalage en fonction du terrain. Sur ce point, la jeune pousse s’est associée à la startup tricolore eBikeLabs qui a développé ce système intelligent.  

La marque vante sa production tricolore, un point central dans sa stratégie. Le cadre est fabriqué près de Belfort et peint dans la région lyonnaise. La batterie est conçue en Île-de-France et fabriquée en Haute-Savoie. Le logiciel est développé à Grenoble, les jantes manufacturées dans la Loire… Bref, 60 % des composants sont français et 10 % sont européens. Le reste vient d’ailleurs, principalement d’Asie. En bout de chaîne, l’assemblage est réalisé à Villeurbanne. Fondée en 2021, Eclair a lancé ses précommandes. Les premiers vélos électriques seront livrés à l’automne 2026. Ils sont facturés 2 990 €, ce qui révèle le positionnement haut de gamme de la marque.  

Ecoload conçoit des stations de recharge solaire 

L’entreprise iséroise conçoit et fabrique des stations de recharge solaires pour deux roues. Fondée en 2017 par trois ingénieurs, l’objectif était de passer plus de temps à profiter de la montagne à vélo. L’idée se développe ainsi avec l’intention de transformer en électricité l’énergie solaire en pleine montagne. 

Dans la foulée, l’entreprise a lancé la fabrication d’une station de recharge en circuit court qui utilise des matériaux locaux et biosourcés. Celle-ci est commandée par des entreprises, des collectivités, ainsi que des acteurs du sport et du loisir. Ecoload continue sa croissance en développant son offre, notamment en proposant différentes stations de chargement adaptées à des besoins variés, mais aussi des bornes de réparation, de lavage et de gonflage, tout ça à destination des vélos ! 

Posturise, pour bien régler son vélo 

En 2025, 1,84 million de vélos neufs ont été vendus, selon l’Union des Entreprises Sport et Cycle (UESC). Une grande partie de ses vélos est utilisée avec de mauvais réglages. Ainsi, pour ces cyclistes, la pratique peut être vectrice de douleur aux épaules, au dos et aux genoux, mais aussi d’engourdissement et d’inconfort lié à la selle. Pour répondre à ce constat, Posturise s’est spécialisée dans l’analyse posturale à vélo.  

Sa solution est entièrement en ligne et fonctionne avec une intelligence artificielle. Ainsi, depuis 2024, la plateforme analyse la posture d’un cycliste à l’aide d’une vidéo qu’il a réalisée afin de lui proposer des recommandations de réglages (hauteur de selle, recul de selle, hauteur et longueur du poste de pilotage…). La force de ce projet lancé en fonds propres est de pouvoir s’adresser à différents marchés géographiquement, grâce à sa solution 100 % en ligne. Depuis son lancement, la startup a réalisé plus de 6 000 « bike fitting » (réglages posturaux de vélo, ndlr). 

Gaya, le vélo des familles urbaines 

La startup parisienne propose des vélos-cargos électriques avec un style inspiré des scooters. Depuis sa fondation en 2021, elle s’est fait un nom sur le marché français. Gaya s’adresse aux familles urbaines à la recherche de solutions de déplacements pratiques, sans être dépendantes d’une voiture. La petite société répond à cette demande avec une gamme de vélos qui se démarque par son style (pneus clairs et cadres pastel), ainsi que par les services proposés : application mobile, sécurité antivol à distance, assurance, reconditionnement, essai en boutique… 

Certains modèles permettent même d’accueillir jusqu’à deux enfants sur le porte-bagage. Pour soutenir son développement sur un marché complexe, la jeune entreprise et sa petite vingtaine de salariés a levé 7 millions d’euros en plusieurs tours de table. La marque a déjà commercialisé plus de 4 000 deux-roues qu’il est fréquent de croiser dans les rues des grandes villes… 

Transway, une technologie pour rendre les déplacements plus écolos 

Fondée en 2009, Transway œuvre à l’amélioration de la qualité des déplacements, à la fluidification du trafic et à l’incitation à l’utilisation de transports vertueux. Ses clients sont des collectivités locales d’une part, qui peuvent notamment obtenir des données sur la fréquentation de certains axes.  

L’objectif ? Mieux comprendre les usages réels des citoyens, adapter l’offre de transport, fluidifier le trafic, inciter aux mobilités douces et optimiser les investissements publics en matière de mobilité. D’autre part, Transway s’adresse aux entreprises et les accompagne dans la mise en œuvre du Forfait Mobilités Durables (FWD), dans la réduction de leur empreinte carbone, dans le bien-être et la fidélisation des salariés. 

Dans ce dessein, la startup nantaise a levé 1,9 million d’euros en 2019 pour soutenir sa croissance. La Banque des Territoires a investi plus d’un million d’euros dans l’entreprise. Cinq ans après ce tour de table, l’entreprise accélère le déploiement de sa solution auprès des collectivités territoriales, comme des entreprises, notamment en améliorant sa solution grâce à l’utilisation de l’intelligence artificielle.  

Green On propose des vélos en libre-service 

Également fondé en 2009, Green On œuvre pour la mobilité partagée. En s’adressant à des entreprises, des collectivités, des acteurs du tourisme ou de l’immobilier, l’entreprise développe des solutions pour encourager les déplacements à vélo. Elle est pionnière du vélopartage en France et fournit une offre clé en main intégrant des vélos électriques en libre-service, des vélos de fonction et leasing salariés et du mobilier et des infrastructures adaptés aux bicyclettes. Sur ce dernier point, Green On peut créer et installer du mobilier vélo (local à vélo ou arceaux, ndlr) pour ces clients. 

Depuis sa création, il y a plus de 15 ans, la jeune entreprise a levé 1,4 million d’euros. Ces fonds lui ont permis de croître progressivement, notamment en nouant des contrats longs termes avec des clients publics et privés. Green On est également membre de la Solar Impulse World Alliance, une association ayant pour but de démontrer que les technologies propres peuvent être à la fois écologiques et économiquement rentables. 

On vous recommande aussi