Kilow : le véhicule électrique savoyard qui mise sur le léger et le réparable
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150 exemplaires produits à ce jour. Une batterie dont chaque cellule est remplaçable. Une carrosserie en panneaux vissés, échangeables et personnalisables. Un assemblage en Savoie. Kilow est l’histoire d’une ETI industrielle qui a choisi de faire un véhicule autrement, pour des usages que les grands constructeurs ignorent. Arthur Allamand, directeur commercial de la marque, raconte ce pari dans Climat en Action.
Arthur Allamand a rejoint le groupe familial Savoy en 2018, avec un profil atypique pour l’industrie : marketing digital, développement web. C’est dans cet écosystème industriel savoyard, spécialisé dans l’injection plastique, que le projet Kilow a pris forme : un véhicule léger tout-terrain, pensé pour le péri-urbain et la campagne, disponible en version sans permis (45 km/h, bridée) ou avec (80 km/h), avec une charge utile de 150 kg. L’objectif minimal : 1 000 ventes par an en régime de croisière. La réalité aujourd’hui : 150 exemplaires produits, des précommandes en Allemagne, en Suisse et au Portugal.
La batterie comme conviction : réparer plutôt que remplacer
Le choix technique le plus visible chez Kilow, c’est la batterie. Co-développée avec une start-up partenaire, elle repose sur un principe simple : les cellules sont mécaniquement connectées, donc remplaçables à l’unité. Quand une cellule est défaillante, on ne change pas le pack entier : on peut réparer. C’est à la fois une économie pour l’utilisateur, un avantage sur la durée de vie du véhicule, et une logique qui anticipe sérieusement la question du recyclage.
La carrosserie comme signature : tout vissé, tout échangeable
Même philosophie pour la carrosserie, réalisée en dibond : des panneaux vissés, imprimés, vernis, personnalisables et remplaçables. Cette modularité n’est pas qu’une option marketing. Elle simplifie l’après-vente, facilite la maintenance et ouvre des perspectives pour les flottes professionnelles. Durant son échange pour Climat en Action, Arthur Allamand creuse cette logique : agriculture légère, tourisme, collectivités, clientèle jeune sans permis. Le marché est diffus et la segmentation complexe, mais il est réel.
Un modèle sobre pour des territoires concrets
L’épisode questionne aussi le sens de ce pari : pourquoi lancer un véhicule industriel en France aujourd’hui, sur un segment que les grandes marques boudent ? La réponse d’Arthur Allamand est sans détour : il y a un besoin réel dans les zones rurales et périurbaines, et personne ne le sert vraiment. Monter en cadence, sécuriser les approvisionnements, construire un réseau de distribution : les défis restent nombreux. Mais la conviction est intacte. Un épisode qui prend une route hors des sentiers battus, et c’est tant mieux.
Batterie réparable, carrosserie modulaire, fabrication savoyarde : découvrez les coulisses de Kilow et les choix qui façonnent ce véhicule électrique par tout à fait comme les autres, dans l’épisode complet de Climat en Action.
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