Geosophy : « La géothermie, c’est une énergie locale qui dort sous nos pieds ! »
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Et si la prochaine révolution énergétique ne tombait pas du ciel… mais venait du sol ? Dans Climat en Action, le podcast qui donne la parole à ceux qui agissent en faveur de la transition écologique et énergétique, Alice Chougnet, physicienne et cofondatrice de Geosophy, raconte à Isabelle Albertalli, Directrice Climat de Bpifrance, comment la géothermie de surface peut chauffer nos villes, réduire nos factures et couper nos émissions, grâce à une ressource déjà disponible partout. Voici 3 informations clés pour comprendre son potentiel.
1. La géothermie est l’énergie d’hier et de demain
« On dit souvent que la géothermie est une technologie nouvelle, mais en réalité ce sont les animaux qui nous l’ont apprise : pourquoi les terriers sont-ils si efficaces ? Parce qu’ils profitent de la constance de température du sous-sol. Nous ne faisons que reprendre cette idée et l’industrialiser. » La force de la géothermie réside dans cette simplicité : « Se chauffer sans brûler du gaz et se rafraîchir sans rejeter de l’air chaud dans les villes : c’est ça la promesse de la géothermie de surface. C’est un système passif, propre, local, silencieux, et qui existe depuis des millions d’années. »
2. En France, on n’a pas de pétrole mais on a la géothermie
Aujourd’hui, 90 % du territoire français est compatible avec la géothermie de surface. Un potentiel colossal, notamment en Île-de-France, où le sous-sol équivaut à une tranche nucléaire rien qu’à Paris. Dans un climat tempéré comme le nôtre, le sous-sol est une ressource précieuse : « Dès 4 à 10 mètres, on trouve une inertie qui suffit à chauffer ou rafraîchir un bâtiment entier. » Pourtant, à peine 1 % de ce potentiel est exploité. « Ce décalage n’est pas technique : c’est un problème de notoriété, de culture énergétique et de complexité perçue. »
3. C’est la solution qui réduit les émissions… et la facture
La géothermie est aussi une bonne idée sur le plan économique. Même si l’investissement initial peut sembler élevé, il est rapidement compensé par les économies réalisées : « Une installation géothermique peut diviser par deux la consommation énergétique d’un bâtiment ». Sur certains sites, Alice Chougnet observe un retour sur investissement dès 5 ans. À la clé : moins d’énergie consommée, une stabilité durable des coûts et surtout aucune dépendance aux fluctuations du gaz ou de l’électricité : le sol n’augmente pas ses tarifs.
Et pour découvrir comment Geosophy utilise la data, la physique du bâtiment et la connaissance du sous-sol pour démocratiser cette énergie inépuisable, écoutez l’épisode complet.
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