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REVALUE

Adresse de l'entreprise

3B Rue Fantin Latour 38640 Claix

Type de membre

Offreur de solution

Secteur d'activité

Numérique software

Région

Auvergne-Rhône-Alpes

Taille de l'entreprise

PME (Petite et Moyenne Entreprise)

Présentation de l’entreprise

Le modèle industriel européen et ses limites

L’Europe a construit un modèle industriel extrêmement performant pour fabriquer et vendre. Les chaînes d’approvisionnement sont optimisées, les ERP gèrent des nomenclatures complexes, les forces commerciales sont structurées. Tout est calibré pour un flux linéaire : conception, approvisionnement, assemblage, stockage, vente.

Le problème, c’est que ce modèle s’arrête net au moment de la vente. Après, c’est terra incognita.

Prenons un cas concret. Un client appelle : son équipement est en panne. Si c’est sous garantie, Il faut organiser un transport aller, un diagnostic, et dans la majorité des cas il faut remplacer par du neuf. Transport retour. Le tout à la charge du vendeur. Hors garantie, il faut quand même organiser un transport, un diagnostic, faire un devis, et ces étapes sont souvent manuelles parce que les outils ne sont pas conçus pour ça. Si le client accepte, il faut réparer. S’il refuse, des frais sont engagés pour rien et le produit se retrouve sans destination.

Dans les deux scénarios, le client a attendu. Dans l’industrie, un arrêt machine non planifié coûte entre quelques milliers et des dizaines de milliers d’euros par jour selon les secteurs. Le temps que soit organisé le transport, le diagnostic, le devis, des jours ont passé. Le client est insatisfait avant même que son problème ait commencé à être résolu.

Et au-delà du SAV pur, il y a un enjeu structurel. Pour faire de la croissance, un industriel doit vendre plus que l’année précédente. Chaque client qui vient d’acheter est un client à reconquérir pour la prochaine vente. Mais entre deux transactions, que se passe-t-il ? Vous avez un gisement énorme de produits installés chez vos clients, et vous n’avez aucune visibilité dessus.

La seule réponse que l’industrie B2B a trouvée, c’est la maintenance. Vendre des contrats pour garder le lien, créer du revenu récurrent, se donner le droit de retourner chez ses clients. C’est un bon début. Mais la maintenance, c’est du planifié. Elle ne répond pas à l’urgence. Elle ne couvre pas la seconde vie. Elle ne transforme pas votre gisement installé en opportunité commerciale.

Trois personas, trois problématiques

Ce constat se décline différemment selon votre position dans la chaîne de valeur.

Le distributeur. Vous avez un atelier, vous avez le contact client. Vous êtes en première ligne. Mais vous gérez des centaines, parfois des milliers de références de plusieurs fabricants. Quand un produit arrive en réparation, vous n’avez pas forcément toute l’information technique. Pour diagnostiquer, vous dépendez de la documentation du fabricant, quand elle existe. Pour revendre un produit reconditionné, vous dépendez encore plus du fabricant : est-ce qu’il vous donne les spécifications, les pièces détachées, l’autorisation ? Si vous voulez monter une vraie activité de seconde vie, il faut devenir autonome sur l’information produit. Aujourd’hui, vous n’avez pas les outils pour ça.

Le loueur. Votre modèle est différent : vous vendez un usage, pas un produit. Vous garantissez une qualité de service sur une durée. Votre rentabilité dépend directement de votre capacité à maintenir et réparer vos équipements au meilleur coût. Chaque intervention de maintenance, chaque réparation, chaque décision de remplacement de pièce impacte votre marge. Et en fin de contrat, la récupération des produits et des pièces est un levier critique : c’est du stock qui peut repartir en circulation ou finir en perte sèche.

L’industriel fabricant. Vous êtes pris dans la spirale de la croissance par la vente. Chaque année, il faut faire plus. En face, les fabricants asiatiques proposent des produits 30 à 50% moins chers. Votre différenciation, c’est la qualité et le service. Un produit « réparé par le fabricant », c’est un argument commercial fort. Ça veut dire fiabilité, traçabilité, engagement. Mais pour que cet argument tienne, il faut pouvoir offrir ce service de manière rentable. Et souvent vous n’avez même pas accès direct à votre client final parce que vous passez par un réseau de distribution.

Le problème fondamental

Le problème commun à ces trois personas, c’est que les outils actuels fonctionnent par référence produit. Un ERP sait qu’il a 200 unités de la référence X en stock. Mais il ne sait pas que l’unité numéro de série 4521 a été réparée deux fois, qu’elle a un composant remplacé par une pièce d’une autre série, et que sa valeur résiduelle dépend de son historique spécifique.

Après la première vente, chaque produit devient unique. Deux réparations sur la même référence ne se ressemblent pas. L’état du produit, son historique, les pièces disponibles, le contexte du client : tout change d’une intervention à l’autre.

Cette réalité, aucun outil standard ne la gère. Ce qu’on observe sur le terrain avec les plus de 200 industriels qu’on a rencontrés : du bricolage. Des fichiers Excel pour suivre les retours. Des process manuels pour les devis de réparation. Des décisions prises au feeling par des techniciens expérimentés, impossible à transmettre ou à industrialiser. Et au bout du compte, une activité post-vente gérée comme un centre de coût qu’on cherche à minimiser plutôt que comme une activité à rentabiliser.

Le mécanisme Revalue

Reprenons le flux post-vente. Revalue intervient à chaque étape de décision.

Identification à distance. Le produit est chez le client, pas chez vous. Première incertitude : est-ce qu’on parle bien du même produit ? Quelle référence, quel numéro de série, quelle configuration ? Si vous vous trompez ici, tout ce qui suit est faux.

Qualification. Quel est l’état du produit ? Quelles sont les options : réparation, remplacement, récupération de pièces ? Cette évaluation, aujourd’hui, repose souvent sur un échange téléphonique ou un échange d’emails et l’expérience du technicien.

Décision de retour. Faut-il faire revenir le produit ? Le transport coûte cher. Si le produit n’est pas réparable, c’est un aller-retour pour rien. Cette décision doit être prise avec un maximum d’information et un minimum d’incertitude.

Diagnostic sur site. Le produit arrive. Nouveau diagnostic, cette fois physique. Confirmation ou infirmation de l’évaluation à distance. C’est ici que les surprises coûtent cher.

Réparation. Quelles pièces, quel temps, quel coût. La rentabilité de l’opération se joue aussi ici.

Remise en circulation. Le produit est réparé. Mais pour le revendre, il faut reconstruire sa fiche : caractéristiques actuelles, historique, garantie applicable. Il faut alimenter les canaux de vente avec une information fiable sur un produit unique.

À chaque étape, une mauvaise décision détruit de la marge. Un mauvais tri à distance, c’est un transport inutile. Un diagnostic incomplet, c’est une réparation qui coûte plus que prévu. Un produit réparé mais mal référencé, c’est un invendu.

Des règles paramétrables absorbent la complexité et réduisent l’incertitude. Ces règles s’adaptent à votre contexte : votre catalogue, vos process, vos critères de rentabilité. Le système apprend de chaque décision pour affiner les suivantes.

La technologie

Concrètement, Revalue repose sur deux composants.

Le premier, c’est un moteur de décision structuré en forêt d’arbres de décision. Chaque arbre modélise un flux post-vente : du premier contact client jusqu’à la remise en circulation. Les nœuds de l’arbre sont les points de décision. Les règles à chaque nœud sont paramétrables selon vos critères.

Le second, c’est un assistant conversationnel spécialisé. Il guide vos équipes et vos clients à travers le processus. Il pose les bonnes questions au bon moment, collecte l’information nécessaire, et alimente le moteur de décision. Pas besoin de former vos équipes à un nouveau logiciel complexe : l’interaction est naturelle.

Ensemble, ces deux composants permettent de quoter ce que vous rachetez ou récupérez, de modéliser les opérations à réaliser, d’estimer la valeur de revente, et de piloter la rentabilité de votre BU seconde vie produit par produit.

Engagements pour le climat et/ou la biodiversité

Notre mission est de démocratiser la circularité dans l’industrie. Nous voulons accélérer la transition vers une économie circulaire pour les industriels, afin de maximiser l’usage des ressources, réduire l’impact environnemental et favoriser l’éco-conception.

 

Nous voulons être, pour les industriels, LA solution indispensable qui rende la circularité incontournable. Nous voulons intégrer la circularité dans les opérations des industriels en proposant une approche basée sur la rentabilité de la chaine de bout en bout, avec une intégration fluide dans les systèmes existants. Revalue accompagne cette transition afin de transformer les modèles linéaires en modèles circulaires plus durables. Revalue optimise les exutoires possibles pour les objets et matériaux en fin de vie et renforce la souveraineté des industriels (notamment européens) face aux défis d’approvisionnement.